Pascal TUAL

Bienvenu.e.s aux Ndoki

Celles et ceux qui arrivent d’Afrique subsaharienne avec courage, ténacité, opiniâtreté forcent le respect. C’est en pensant à eux/elles, en œuvrant avec eux/elles, en vivant avec eux/elles, en les aimants, que ces créations ont vus le jour.

Les Bienvenu.e.s

Parce que j’ai décidé qu’ils/elles le soient.

Parce que c’est une formule de bienveillance ou de civilité dont on se sert à l’égard d’une personne qui arrive.

Parce que c’est une formule de réponse à un remerciement (de rien).

Parce que c’est le synonyme de « Bonne arrivée » qui est le terme utilisé par ceux qui sont nos enfants aujourd’hui, qui viennent d’Afrique subsaharienne, quand je rentre chez nous.

 

Les Ndoki

Celui/celle à qui on attribue le pouvoir de répandre le malheur, mais qui est aussi celui/celle qui s'instruit, spécialiste de la science sacrée. 

Alors, les jeunes qui arrivent, considérés comme des menteurs.euses, voleurs.euses, potentiellement dangereux.euses… qui viendraient répandre le malheur sont des êtres porteurs d’un savoir précieux qui enrichit notre culture, nos savoirs et chacun.e d’entre nous…


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Bintou
Amine
Ibrahima
 
Prescilla
Souleymane
Oumou-Fine
 
Minckaël
Abdoulaye
Amadou
 
Fatoumata
Mamadou
Assiatou
 
Alhassane
Aminata
Alya
 
Akwaba
Mamadou sur pied
Bintou sur pied
 

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Samba et les autres…

Ce qui hante mes nuits, ce sont les images insupportables de nos frères qui meurent dans le désert et en mer pour gagner l’Europe

Il est parti frérot, tout jeune et je ne sais à quelle heure ?

Tu te rappelles frérot ? Lorsque tu avais dit à la mère que tu veux aller à la mer en passant chez le grand frère qui est voisin avec les blancs pour ne pas pourrir chez les noirs ?

Car pour toi c’était des mots pour rire…

...

Il est parti à la recherche du bonheur

Il me manque à chaque seconde. Sans lui je me sens seul dans ce monde.

Désolé, je n’ai pas pu te retenir.

Tous les deux on était seul. C’est avec toi qu’il fallait que je me console

Tu n’es plus là Frérot, ça me désole. Ce que je n’ai pas, frère, c’est le regret parce que je sais que t’es parti avec tous mes secrets.

Je te vois dans mes rêves mais t’es abstrait.

Je t’aime frère, ça au moins c’est concret.

Désolé pour toutes ces fois où je ne t’ai pas donner ta part.

Toi et moi on représente des frères qui ont bu les laits de même sein, le jour de ta mort je te croyais sain, mais je me suis réveillé. Ce n’était qu’un songe.

Frère depuis que j’ai su que t’es parti, à chaque fois je pleure. T’es conscient que t’es pas parti à la bonheur, je pense à toi et j’ai mal au cœur.

T’es parti et j’espère ce qui t’attends c’est le paradis

REPOSE EN PAIX FRÈRE, c’est tout ce que je te dis.

Extraits de Slam de Thierno BARRY

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